Gap -  Hautes-Alpes

Pérégrinations littéraires

Année 2019-2020

 

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Pérégrinations littéraires 2019 -2020

 


Les peregrinations littéraires vont reprendre aucours de l'année 2019-2020 .

Une pérégrination littéraire est un rendez-vous qui associe la marche et les mots.

Nous partons pour une balade de deux ou trois heures qui est coupée par des lectures.

Chacun à son tour lit un passage d'un livre en résonance avec un thème donné, ou vient

seulement écouter les autres, s'il n'a pas envie de lire.

Le programme vous est communiqué au fur et à mesure de chaque pérégrination

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Pérégrination littéraire
du 25 juillet 2020

Thème :

Émerveillement devant la nature

Départ : Col du Noyer (1664 m)

Arrivée : Col de la Saume (1704 m)

 

Participants : 14 personnes.

Organisation conjointe : Littera05 et Association Dominique Villars du Noyer.

2 possibilités s’offraient aux participants :

- marche sportive d’environ 2 heures

- marche plus tranquille et facile en suivant le GR en dessous du col.

Départ à 9 heures pour le premier groupe de 5 personnes

Départ à 10 heures pour le second de 9 personnes

Il fait beau ; le premier groupe démarre.

Le sentier aérien et étroit s’élève rapidement au dessus du refuge, des cairns permettent de suivre sans difficulté la piste qui nous amène à la Tête du Tourneau (1908 m), très beau belvédère sur le Champsaur et le Dévoluy. Après une première halte lecture à mi parcours, nous sommes accompagnés pour la deuxième, au point culminant, par trois jeunes qui sont montés en courant et sont heureux de discuter et d’écouter des textes en harmonie avec la beauté du paysage, devant nous, le Pic Claudel qui domine notre promontoire. Nous suivons la ligne de crête avant de redescendre par un sentier pierreux jusqu’à la croix qui domine la vallée, troisième halte lecture qui nous permet une observation attentive et la reconnaissance des différentes vallées, villages et sommets environnants.

Encore un peu de descente pour arriver au col de la Saume où nous rejoint le deuxième groupe qui a marché moins longtemps mais a fait plus de haltes lectures.

Nous profitons du paysage du col et du vent frais pour pique niquer tous ensemble, faire connaissance avec les autres participants et continuer à nous faire plaisir émerveillés par des lectures.

Le retour se fera tranquillement par le GR emprunté à l’aller par le deuxième groupe en profitant du savoir des deux passionnées de botanique qui nous apprennent (sans obligation de les retenir) les petits noms latins des plantes rencontrées en chemin.

La balade ne se termine pas au col pour autant.

Nous n’avons pas envie de nous quitter tout de suite et nous décidons d’aller visiter le jardin et le musée Dominique Villars au Noyer.

Le jardin est encore bien entretenu et fleuri, suffisamment ombragé pour nous rafraîchir et l’exposition de Dominique Jouve au premier étage complète agréablement la fin de la pérégrination littéraire, botanique et artistique.



De nombreux textes ont accompagné notre pérégrination :

- Jules Laforgue : Étonnement

- Belinda Cannone : La forme du monde et l’état d’émerveillement

- Giono : extraits de L’eau vive, le chant du monde.

- Conte indien

- Elisée Reclus : extrait d’histoire d’une montagne

- Krishnamurti : extrait de L ’essentiel

- Francis Jammes : Je regardais le ciel

- Edmond Rostand : Chant du soir des petits oiseaux

- Tagore : Le fleuve de vie

(Présentation : Simone Delorme)

 

 

Pérégrination littéraire du 12 juillet 2020

Thème : la vigne

Départ : Le Haut Pibou à Puy Sagnières

Arrivée : Vigne du domaine du Mont Guillaume

Participants : 12 personnes.

 

 

Belle organisation de l’équipe de la bibliothèque de Puy Sagnières, le départ se situe au point le plus haut, des voitures sont garées en bas, des chauffeurs viennent nous récupérer pour commencer le circuit sur un beau chemin avec vue sur le lac de Serre Ponçon que nous dominerons tout le long du parcours avec en point d’orgue de notre balade la rencontre avec un viticulteur et la promesse d’une dégustation. Il fait beau, le miroitement des eaux turquoises illuminera cette journée consacrée à la découverte d’un territoire viticole oublié et quelque peu négligé auquel de courageux viticulteurs bourguignons souhaitent redonner leurs titres de noblesse.

Car noblesse il y a, les vignes sont belles mais rude le travail pour leur redonner vie, les entretenir, sans aucun traitement autre que la recherche des anciens cépages et l’exploration approfondie du sol.

La petite histoire …Bourguignons d’origine mais Haut Alpins de coeur, Delphine et Emmanuel BERTELOOT ont fait le pari un peu fou de réhabiliter le vignoble de l’Embrunais à l’adret du Lac de Serre-Ponçon sur un Terroir de Montagne à 880m d’Altitude. Aujourd’hui le Domaine compte 4,5 hectares de Vignes répartis sur deux villages historiquement viticoles Saint-André d’Embrun et Puy-Sanières. Chardonnay, Pinot Gris, Syrah, Cabernet franc mais aussi le mollard qui est le cépage endémique des Hautes Alpes qui se plaît bien en altitude.

Les haltes à l’ombre furent recherchées, l’occasion de s’instruire sur l’histoire de la vigne dans les Hautes-Alpes grâce aux recherches de Nicole, de s’amuser avec les dictons populaires teintés d’une virile condescendance mais non dénués de véracité et de découvrir des textes littéraires s’inspirant de l’amour de la nature, de la vigne et de la dégustation du vin, un vrai culte pour certains.

Lectures d’extraits :

- « Romanée Conti 1935 » du japonais Kaiko Takeshi ou l’art très délicat de la dégustation, avec un cérémonial quasi mystique.

- « Voyages en gourmandise » texte « vin » de Chantal Pelletier sur le très difficile exercice de la dégustation à l’aveugle.

- Anthologie « La cuisine des écrivains » préfacée par Mathias Enard.

- La Vigne , le Vin, Extrait de « Prisons et Paradis » de Colette

- « Une gourmandise » de Muriel Barbery

Notre promenade entrecoupée de lectures a été l’occasion de discussions et d’échanges intéressants, agréables et enrichissants et nous espérions que nos hôtes seraient d’aussi bonne compagnie mais l’accueil a été bien au-delà de nos espérances. Nous ne nous attendions pas à ce qu’il soit aussi chaleureux et la dégustation aussi généreuse, les explications nombreuses, détaillées furent accompagnées de boissons fraîches et variées et de victuailles si abondantes que nous n’avons pas eu besoin de sortir nos pique niques.

Et certaines idées ont été lancées. Pourquoi pas une collaboration plus perenne entre le vin et la littérature ?

(Présentation : Simone Delorme)

Quelques notions historiques

L'archevêché d'Embrun ainsi que l'abbaye de Boscodon possédaient des vignes sur les coteaux de Remollon et de Saint-André-d'Embrun. Puis les archevêques découvrirent le vignoble de Châteauroux-les-Alpes qui s'étage de 900 à près de 1 100 mètres d'altitude. En dépit de sa hauteur, son exposition privilégiée de coteau de sud-est et son sol caillouteux protégé du vent du nord permirent très tôt d'y élaborer un vin qui retint l'attention archiépiscopale. Au XIIIe siècle, les archevêques rattachèrent cette paroisse à leur mense, car de plus, ce vignoble était facilement accessible par la via Cottia, qui fut doublée ensuite par une route médiévale puis par celle construite en 1756. Quand fut fondée des deux côtés des Alpes, la République des Escartons (1343-1789), toute famille avait sa vigne et son pressoir qui était actionné par un levier à contrepoids de pierre. Ces pressoirs étaient en bois de mélèze, et sur les 14 hectares du site de La Vignette, à Saint-Martin-de-Queyrières, il en a été retrouvé quatre-vingt. La Vignette est un site compris entre 1 050 et 1 300 mètres d'altitude qui longe la vallée de la Durance, à l'amont de l'Argentière, c'est le plus haut vignoble des Alpes françaises. Abandonné après le phylloxéra, il a été réhabilité dans les années 2000 par une association qui a entrepris de replanter et de cultiver la vigne, ainsi que la restauration des restanques, du pressoir de l'Encombrouze et du cellier bâti dans un habitat troglodyte. Le vignoble, qui avait disparu depuis le phylloxéra, est replanté après la Première Guerre mondiale et recommence à produire du vin. La cave coopérative de Tallard est fondée en 1932, elle a vocation de produire du vin de table. Elle en produira jusqu'à 5 947 hectolitres, en 1979 en regroupant 176 adhérents qui cultivaient 150 hectares. Dans les années 1950, des producteurs délaissent les hybrides et recherchent des cépages de qualité. Leurs efforts ont permis que leurs vins puissent postuler à l'obtention du label vin de pays4 depuis 1984. Depuis 1988, à l'initiative de l'association de rénovation viticole des coteaux de la Durance une vigne expérimentale a été implantée à Châteauroux-les-Alpes. Elle est prise en charge par les viticulteurs locaux, la municipalité de commune et le Parc national des Écrins. Son objectif est de tester huit cépages. Ce sont le jacquère, l'altesse, la marsanne, le chardonnay, le chasan B, le müller-thurgau, le pinot noir et le pinot gris. Le but est de sélectionner les mieux adaptés au climat alpin. Des essais de vendange tardive ont pu être faits avec les variétés jacquère, altesse et marsanne. L'Association produit aussi des vins blancs, rosés et rouges appréciés. Le concours de Clairet, organisé tous les deux ans, permet de les découvrir. Paul Minvielle signale une autre vigne expérimentale : « La vigne la plus élevée des Alpes du Sud se trouve à l’Argentière-la-Bessée à près de 1 100 mètres, mais il s’agit d’une parcelle expérimentale, entretenue pour des raisons scientifiques, historiques et paysagères. ». En 2004, les producteurs se sont regroupés au sein du « Syndicat des vignerons des Hautes-Alpes ». Depuis 1988 a été ouverte une route des vins de 15 kilomètres, tracée à travers le vignoble entre Chorges et Tallard. Les variétés noires qui constituaient l'encépagement au milieu du XIXe siècle étaient le Mollard avec son clône le Mollardon ou petit Mollard, le Plant du Four et l'Espagnin ou Pis de Chèvre.

Actuellement on trouve Grenache, Cinsault, Chardonnay, Aramon, Carignan, Chasan, Alicante Bouschet, Grec rose, Muscat, Clairette et Mollard.

 

Pérégrination littéraire du 13 octobre 2019

Thème : la gourmandise

Lieu : Corréo, ruine Rougier

Cette belle journée d’automne, nous nous sommes retrouvés huit participants au départ du canal, à Corréo, une petite boucle facile et très agréable permettant de nombreux points de vue sur les montagnes environnantes, Charance, Ceüze, Rabou, Dévoluy…

Nous avons rejoint la chapelle de Sauveterre et emprunté le GR pour monter sur le plateau, en direction du cuchon de Charance.

Nous avons laissé le GR sur notre gauche pour atteindre les ruines de l’ancienne ferme Rougier et profiter de la vue et de la tranquillité du site à l’ombre des châtaigniers .

Retour par le chemin qui surplombe la route de Rabou, rejoint les vergers de noyers et revient à la Chapelle et au canal où nous avions laissé les voitures.

Nous avons fait de nombreuses haltes pour nous permettre d’écouter les nombreux textes proposés tout en partageant quelques gourmandises, une harmonieuse sollicitation sensorielle adaptée au thème du jour.

Lectures, extraits :

La colère des aubergines de Bulbul Sharma (Inde), « concours d’agapes »

Ru de Kim Thuy (Vietnam), « de l’importance des soupes »

L’écume des jours de Boris Vian, « préparer ses cocktails en musique »

Madame Bovary de Gustave Flaubert, « la pièce montée »

« A contre sens » de Noelle Chatelet, tiré de la nouvelle « le fou du palais »

Erri De Lucca, nouvelle « en forme d’autel » tiré du livre « Le plus et le moins »

Colette: prisons et paradis (sur le vin)

Edmond Rostand: Cyranno de Bergerac. Le poème de Ragueneau "Comment on fait les tartelettes amandines"

Ernest Hemingway: Paris est une fête. Chapître intitulé "La faim est une bonne discipline"

Djeha et les brochettes, conte tunisien

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Pérégrination littéraire du 13 août 2019

 

Thème : les arbres et la forêt

Lieu : sentier botanique Dominique Villars au Noyer

Cette pérégrination a été préparée conjointement par l’association Littera05 et l’association Dominique Villars.

Nous étions une douzaine au rendez-vous ce dimanche 13 août, un peu refroidis par le temps menaçant qui finalement nous a offert de belles haltes ensoleillées, heureuse surprise, plusieurs hommes étaient présents !

Le départ de ce beau sentier se situe sur la commune de Claret. Bien balisé, il nous a permis d’associer la découverte de la diversité des arbres et de la flore avec de beaux textes sur le thème de la forêt.

Au cours de la randonnée, nous avons rencontré de nombreuses espèces aux noms évocateurs : hêtre, érable, bouleau verruqueux, frêne, argousier, épicéa, mélèze, pin à crochets, alisier blanc, sapin pectiné, saule marsault, peuplier, noyer .

Le parcours est varié, on entre dans une forêt dense, tantôt touffue, tantôt plus clairsemée, on longe des torrents, de temps à autre, on débouche sur des clairières herbeuses et moussues où on peut contempler les sommets du Champsaur, du Vieux Chaillol à la montagne de Faraud. On passe des biaous où l’eau coule encore, sinon abondante, du moins suffisamment enthousiaste pour ricocher sur les rochers avec une harmonieuse musicalité.

Au mois d’août, la flore est moins variée, moins abondante qu’au printemps, il reste cependant quelques fleurs jaunes, blanches et mauves et de nombreux arbustes pour nous rappeler que la forêt revêt bien d’autres couleurs au fil des saisons.

Comme d’habitude, lors de ces balades alliant nature et littérature, notre parcours a été jalonnée de nombreuses haltes pour lire des textes adaptés à l’environnement.

Ci-dessous, le détail des lectures :

- Elisée Reclus, histoire d’une montagne avec déjà évoquée l’inquiétude de la déforestation (p131 à 135), le souci de préserver l’équilibre du sol et les croyances qui inquiétaient ou rassuraient sur le pouvoir des arbres.

- poèmes de Victor Hugo, René de Chateaubriand, Guillaume Apollinaire, Ronsard,

- Extraits des livres :

- John Vaillant, l’arbre d’or

- Anne Sibran, enfance d’un chaman

- Emile Roux-Parassac, Dans la forêt et pour l’arbre

- Francis Ponge, Végétation, la mousse et le bois de pin

Et quelle meilleure façon de terminer notre pérégrination que la lecture autour d’une table d’un très beau texte de Jean Giono tiré du livre « Un roi sans divertissement ».

Présentation : Simone Delorme