Gap -  Hautes-Alpes

Les roses fauves

Carole Martinez

Gallimard, 2020

 

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On retrouve avec bonheur la conteuse de « coeur cousu », une auteure qui aime créer un univers à mi chemin entre le merveilleux et le tragique. Son monde est ancré dans une réalité qui s’accommode très bien de donner vie aux fantômes. Les femmes des « roses fauves » ne savent pas apprivoiser le bonheur mais, avec un peu de poudre magique, elles sont capables de vivre intensément leurs histoires d’amour .

Ce roman a une trame particulière. Une écrivaine en mal d’inspiration abandonne mari et enfants pour trois mois et part se réfugier dans un village breton où elle va rencontrer son héroïne, Lola, une femme discrète qui travaille à La Poste et entretient un magnifique jardin aussi bien rangé que sa vie, seule note discordante, elle concède un petit espace aux ronces qu’elle laisse s’épanouir à l’ombre du cimetière mitoyen.

Lola vit seule, sans amis, sans amoureux. Elle n’a pas connu sa mère dont elle ne sait rien, à part qu’elle était d’origine espagnole et que les femmes de sa famille avaient pour coutume, à la fin de leur vie, de coudre un coussin en forme de coeur bourré de petits bouts de papier sur lesquels elles avaient écrits leurs secrets les plus intimes. A leur mort, les filles aînées en héritaient avec interdiction absolue de les ouvrir. Lola conserve ainsi dans la grande armoire de sa chambre tous les coeurs de sa lignée. Et, signe du destin, un des coeurs a laissé échapper son contenu. Sous l’impulsion de l’écrivaine, les mots s’échappent bravant tous les interdits, les mères reprennent vie, les fantômes s’animent, les passions se révèlent dans une grande fresque romanesque. Magie, rêve et réalité se répondent et le personnage échappe finalement à l’auteur pour continuer son propre chemin de vie. Envoûtant, un vrai plaisir de lecture et de très belles images.

« Le soleil n'a plus cette violence drue de juillet, il n'accable pas le monde, se contentant d'en effleurer l'écorce. Détrôné de son zénith, il traîne ses rais tièdes sur les chemins mouillés. Les ombres s'allongent sur la terre, molles, comme de grands bras fatigués. Les couleurs exultent dans la lumière rasante et les parfums subliment l'agonie des jardins. La mort est exquise sous cet astre affaibli. Toute transcendance a péri. Novembre emplit l'espace d'une force immanente. Les éléments s'enlacent, rien ne se contredit, la terre se fait boue, le ciel s'affaisse, les arbres flambent, les clochers s'embrument, les contours s'estompent, les choses s'emmêlent, lascives, débordées par leurs ombres ».

(Présentation : Simone Delorme)