Gap -  Hautes-Alpes

Rencontre avec Maylis de Kerangal

 

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 Dans le cadre de « Livres nomades », Littera 05 a accueilli, le jeudi 20 Juin 2013
Maylis de Kerangal
à la Bibliothèque Municipale de Gap, pour une rencontre avec des lecteurs,
autour de son roman tangente vers l'est
.

Editrice, Maylis de Kerangal travaille successivement pour les éditions du Baron perché, aux Guides et au secteur jeunesse de Gallimard. Egalement écrivain, elle est l'auteur des romans,
Je marche sous un ciel de traîne (2000),
La Vie voyageuse (2003)
Ni fleurs ni couronnes (2006) un recueil de nouvelles très remarqué.
Membre du collectif Inculte, elle participe à l’écriture de ‘Une chic fille’, librement inspiré de la vie Anna Nicole Smith, en collaboration plusieurs auteurs dont François Bégaudeau.
En 2008, paraît Corniche Kennedy.
Naissance d’un pont (2010) reçoit  le prix Médicis 2010
tangente vers l'est (2012) concourt pour le prix Orange du Livre 2012.
Elle participe aussi à la revue Inculte.

Comment Maylis a vécu en 2010 le prix Médicis pour « Naissance d’un pont »:
Etre distingué par un prix est intéressant, tout d’un coup votre travail va être médiatisé. Il y a plus de lecteurs qui portent attention à ce que vous avez écrit, c’est ce qui donne une valeur à votre œuvre. C’est difficile de mettre en relation la valeur intrinsèque d’un livre avec le Prix qu’il obtient. Il faut garder la tête froide… Avoir un Prix amène des lecteurs et vous donne l’occasion de voyager pour défendre le livre. Pour le coup j’ai fait le choix d’accompagner le destin de ce livre qui a été beaucoup traduit. Vous devenez passeuse de livres.

L’envie d’écrire : une étincelle ou un long cheminement ?
J’ai toujours aimé écrire mais ça n’a jamais été clair pour moi. Ecrire et être écrivain, ce n’est pas la même chose. Un écrivain a une place dans la société, c’est un travail dont on peut vivre. Moi je pense que j’aimais beaucoup écrire et après je suis devenue écrivain. Après Naissance d’un pont je me suis trouvée en condition de le faire, en termes de temps et d’espace-temps. Je me suis trouvée à l’étranger, j’ai eu envie d’écrire une histoire simple en relation avec un travail. Mon premier livre était un livre de voyage que je ne considère pas comme un livre d’écrivain. D’ailleurs jusqu’à Corniche Kennedy j’avais un autre métier.

 

Tangente vers l'est - Verticales, 2012

Un court résumé :
Nous voici embarqués sur la ligne du Transsibérien pour un voyage mythique, avec l'auteur qui a elle-même effectué ce voyage avec d'autres écrivains en juin 2010. Dans le train, une population russe foisonnante et plus d'une centaine de conscrits résignés, qui ne connaissent pas leur lieu d'affectation mais certains du bizutage terrible qui les attend au bout des rails... L'un d'eux, Aliocha, ne se résigne pas au sort qui l'attend et depuis le départ ne pense qu'à une chose : saisir le moment propice pour déserter et échapper à la violence de ce bizutage. C'est Hélène, une Française qui va l'aider. Un huis-clos dramatique à l'intérieur du train et derrière la vitre, l'immensité de la Sibérie avec ses forêts, ses villages et le superbe lac Baïkal.

 

 

La genèse de tangente vers l’est :
C’est un livre assez particulier, c’est le seul livre que j’ai écrit d’un trait à partir d’une expérience personnelle. C’est une fiction mais je ne l’aurais pas écrit si je n’avais pas fait ce voyage et ce livre documente ce voyage. Un travail romanesque met plutôt la biographie à distance. Les autres livres ne naissent pas de nulle part mais ils ne sont pas raccordés à un événement autobiographique. Celui-là l’est.
J’ai été invitée en 2010, avec d’autres écrivains à faire un voyage dans le Transsibérien. Je n’ai fait qu’une partie du voyage, les 6000 kms orientaux, partant de Novossibirsk. Ce voyage se fait sur une semaine si on ne descend pas du train. Pour nous ce voyage officiel s’étalait sur deux ou trois semaines, avec des visites, et il avait une dimension culturelle. Moi j’ai vécu les deux dernières semaines. Notre groupe d’écrivains était hétérogène en termes de notoriété, d’âge et de productions littéraires différentes. Un groupe très disparate… Jean Echenoz, Danièle Sallenave, Dominique Fernandez, Sylvie Germain, Mathias Enard … Un voyage collectif. On faisait des haltes dans les villes avec un programme de visites. France Culture avait demandé à cinq auteurs, dont moi, d’écrire un texte qui couvrirait cinq séquences d’une demi-heure à la radio, que chacun devait lire. Cette contrainte de temps induit une contrainte de format, d’où la taille de tangente vers l’est. C’est une contrainte à la Oulipo. Une belle expérience d’oralité. Plus tard, j’ai eu envie de retravailler le texte pour en faire un livre. En faire un livre était un nouveau  défi. Son titre pour la radio Ligne de fuite est devenu tangente vers l’est pour l’édition. C’est un texte qui a connu plusieurs moutures et je pense qu’il en porte la trace.



Les images que Maylis avait de la Russie :
Ce sont celles que je prête à Hélène qui avait de la Russie une représentation « tout public » : ...la chute fatale d'un landau dans un escalier monumental d'Odessa, le tison brûlant sur les yeux de Michel Strogoff, la gymnaste Elena Moukhina qui voltige aux barres assymétriques, le visage de Lénine, fiévreux, haranguant la foule... la mouette à l'Odéon un soir de printemps, les milliers de prisonniers qui creusent un canal entre la mer Baltique et la mer Blanche, Noureïev qui bondit par-dessus la frontière d'un aéroport .....(p.63)
Un voyage qui a modifié ma vision de la Russie, moi qui en étais restée à la guerre froide, à l’Union soviétique, à des personnages comme Kroutchev. Pour moi, la Russie c’était le pays d’avant, les tsars, Anna Karénine …et aussi les champions sportifs, la conquête spatiale et encore un régime de dictature, l’armée, la guerre, le goulag…

La redoutable conscription :
Ceux-là viennent de Moscou et ils ne savent pas où ils vont : les premiers mots du livre sont pour les conscrits, des conscrits qui ne savent pas leur destination,  que j’ai rencontrés dans le Transsibérien.  Le Transsibérien est d’abord un outil politique : par souci d’unification d’un territoire pour que le pouvoir de Moscou puisse avoir une autorité sur ce qui se passe aux confins du pays. Le train produit l’unification de l’espace ; c’est un vecteur de pouvoir politique, d’abord pour les tsars et après pour l’union soviétique. Cette ligne passe très au Sud avec l’idée de bordure à sécuriser. C’est aussi un cordon sanitaire pour sécuriser la frontière.
Cette vocation militaire malgré le côté romantique a fait de ce train un mythe.
La présence de ces militaires dans le train  fait écho à une représentation littéraire de la Russie. Aliocha est le prénom d'un héros de Dostoïevski. Ce jeune Russe est la version de tous les jeunes soldats russes des romans classiques que j'ai pu lire. Il y a toujours des types qui se baladent en uniforme comme ceux que je pouvais voir défiler sur la Place Rouge. L'idée de la guerre en Russie, est toujours là, avec ces conflits en Géorgie, en Tchétchénie. Comme le dit le proverbe : Patrie, notre mère, la guerre, notre belle-mère. La Russie est un pays immense avec un territoire à sécuriser et une histoire compliquée, violente. L'idée de cette violence  est présente dans la culture russe que nous connaissons, notamment chez les grands poètes.
J'ai appris que le bizutage en Russie était très violent, fait de sévices par les anciens sur les plus jeunes avec la complicité de la hiérarchie, ce qui a conduit parfois des appelés à la mort.
 Ce sont des jeunes garçons des campagnes, totalement démunis qui en sont victimes. D'où les nombreuses désertions. Il y a d'ailleurs des casernes qui re- conditionnent les déserteurs.
C'était si terrible qu'est né un mouvement populaire très connu « le comité des mères de soldats». Elles se réunissaient place Pouchkine à Moscou et voulaient savoir où allait leur fils.
Cette tradition a été réformée en 2009.

Le problème de la langue :
La question de la langue est au cœur du livre. C'est terrible de faire comme moi, ce voyage sans parler russe. La question de la traduction s'est posée très intensément pour moi.
Anton et Hélène : Hélène suit Anton son amant russe en Sibérie où il occupe un poste d'ingénieur. Se pose pour elle le problème de la langue. Anton est un enfant de la dissidence, grandi en France. Quand il revient, il retrouve sa langue, son identité, mais Hélène ne peut pas partager cette émotion, ne parlant pas russe. L'entendre parler sa langue maternelle la touche mais installe une distance. Hélène se dissocie d'Anton dès lors qu'il se met à parler russe. Sa solitude s'amplifie en même temps que son désœuvrement.

Aliocha et Hélène : Elle ne parle pas russe, il ne parle pas français et ils n'ont pas une tiers-langue en commun. Entre Hélène et Aliocha, ce sont les corps qui vont parler, les pantomimes, le langage des signes.
(Chez moi, c'est une intention littéraire dans tous mes romans : placer le corps au milieu et faire comprendre son intention, son intériorité par le biais des signes.)
Avec Aliocha, c'est une situation inégale. Hélène voyage en 1ère, elle loue 2 couchettes pour être tranquille. Lui est en 3e classe. A quel moment y aura-t-il un geste d'humain à humain, de l'ordre de la charité, de la fraternité, possiblement d'amour entre eux ? Elle va l'héberger dans son wagon pour qu'il échappe aux personnes qui le traquent étant donné qu'il s'est dissocié de son groupe pour déserter. Là, ça se complique parce qu'elle est face à quelqu'un de jeune, un peu violent.

Hélène fluctue en permanence : elle fait ce geste fondamental de le cacher mais elle est instable tout le temps, ne sachant trop ce qui lui arrive. Partager un espace si exigu avec ce type russe, la provodnitsa* qui frappe à la porte... Elle se débrouille du mieux qu'elle peut avec cette tension. Plus que de se sentir coupable, elle constate que tout les sépare. Elle est occidentale, assez riche pour louer une double place pour elle toute seule. Pas de romantisme mais elle voit qu'elle peut lui tendre la main. Elle a conscience de leur différence et parfois, ça la révolte, et parfois elle cède. C'est lui qui dit Sauve-moi.
Cette demande est si intense que ça va fixer cette femme totalement instable. Elle devient sujet, quelqu'un à qui personne ne peut se substituer. Dès qu'elle dit  Suis-moi  elle devient Hélène, personne unique au monde dont personne ne peut prendre la place. Tous deux deviennent sujets et plus tard, à la fin du livre,  ils se ressemblent, ils sont devenus siamois. Il y a une potentialité d'amour, ce peut être l'amour de son prochain, un amour fraternel, ils peuvent être amants, Il y a une ellipse sur ces 3 jours mais quand ils rallient le Pacifique, ils sont ensemble.

Maylis et Anne-Marie Smith (Littera05)

Le décor, l'espace :
La grande affaire de ce voyage était de faire l'expérience d'un huis-clos dans un espace en mouvement. On est au milieu de nulle part, dans une immensité, au plus profond du continent. Le train est à l'inverse de l'espace qu'il traverse, bruyant, confiné, compartimenté, exigu alors que la Russie est dilatée, immense. On est dans une espèce de souveraineté totale de la nature, dans un espace déshumanisé que très peu de personnes habitent, duquel on ne peut pas fuir. La Sibérie au climat rude, est un espace de relégation, de déportation avec des camps de travail qui fonctionnent comme des prisons sans barrières.
Aliocha sait que la Sibérie est un espace de violence, il sait ce qui l'attend. Hélène traverse la Sibérie avec ses clichés dans la tête et l'idée de fuir. Le train permet de fuir mais est lui-même une forme de huis-clos où l'on ne cesse de pousser des portes à soufflet, avec de nombreux sas à l'œuvre à chaque extrémité des voitures.

Un espace-temps qui nous égare :
Le livre est tendu entre deux paradoxes : la rencontre entre ces deux personnes très humaines et pourtant que tout sépare, et les deux espaces contraires : le train et la Sibérie. C'est un livre sur l'urgence, l'urgence à fuir et ce train-omnibus se déplace à 60 km/h.
On fait tous la même expérience de la désagrégation du temps, quel jour on est ? Quelle heure il est ? Où on est ? On est dans une expérience espace-temps totalement stupéfiante dans un train magique qui vous déleste, qui vous désynchronise, qui vous égare, toutes des impressions paradoxales.

L'écriture : Une phrase qui fuit toujours vers une fin qui ne vient pas :

L'idée de la fuite est celle du livre. Ecrire mobilise l'urgence et la patience. Dans son livre L'urgence et la patience,  Jean-Philippe Toussaint visualise le livre comme une ligne, comme une trajectoire. L'idée de fuite est déjà contenue dans cette ligne. Le titre tangente désigne une droite qui va toucher un cercle. Il y a une tentative dans ce texte, d'indexer la phrase sur cette idée de ligne. La phrase se déplie comme se déplient les rails du train vers un point de fuite qui recule car l'idée c'est aussi de ne pas finir.
La ponctuation est particulière, ce livre est hyper ponctué. J'ai un usage assez obsessionnel de la ponctuation. C'est pour moi, la chose la plus importante de l'écriture ; aller à la ligne ou pas, laisser un blanc, créer un alinéa... ces choses m'occupent beaucoup. Dans notre langue, les signes de ponctuation sont nombreux et on ne les utilise pas tous. Mais tous sont importants et tous appuient ou non le sens de la phrase. La spécificité de l'écriture est dans l'usage de la ponctuation. Inscrire le corps dans la phrase, la respiration, les battements du cœur, l'intention de la voix refiltrent l'écrit. L'oralité, c'est le corps de l'écrivain qui s'invite dans sa phrase et la ponctuation, c'est le moment où on s'approprie vraiment son texte.

 Par ailleurs, la phrase c'est comme un corps. Comment tout ça tient ensemble ? L'idée, c'est que tout doit tenir ensemble et donc, qu'il y ait dans une même phrase, des actions, des sensations, une notation de la matérialité de nos physiques mais aussi des gestes, des mots et pourquoi pas des incises permettant de créer des arrière-mondes, des galeries qui creusent la phrase initiale. C'est ce qui me mobilise, comme moteur. Par exemple, les dialogues ne sont jamais sortis du corpus. C'est vrai que c'est déroutant au début, Mais ça ne s'arrête pas dans la vie, c'est tout ensemble. Peut-être que, par moments, il y a de l'abus. Peut-être que lorsque les gens s'échangent des mots fondamentaux  je t'aime , je te désire ,  je veux te tuer ...il faudrait que ce soit signalé et que les lecteurs n'entendent que ça.

C'est un peu difficile parce que dans un paragraphe qui décrit, tout d'un coup, il y a de l'oralité, des gens qui s'appellent en continuant à faire ce qui est en cours. Dans mes livres, les gens se parlent. C'est un peu performatif : Qu’est-ce qu'on fait ? On y va ?  Mes personnages ne tiennent pas des discours, c'est de la vie, ça cavale. Du coup, ça produit cette écriture qui n'est pas si dingo que ça, c'est calé, construit et j'ai travaillé pour ça. 
Maylis lit un passage p.114 : L'enfant se tourne face à la cuvette, et commence à pisser - il ravale ses larmes en silence, ses épaules tressautent, chétives et pointues, très blanches, des mèches de cheveux se dressent en épi au sommet de son crâne. Aliocha derrière lui lutte pour conserver intacte sa fureur, ne pas se laisser émouvoir et rester prêt à frapper. C'est long, c'est un pipi d'oiseau qui n'en finit pas, Aliocha s'impatiente, grouille-toi. Trois coups contre la porte lui donnent raison, c'est la voix de la provodnistsa, tout va bien petit ? Derrière elle, on entend Letchov et le sale type qui échangent sur le déserteur. Aliocha chuchote à l'enfant de répondre - da, da, la petite voix qui tremble -, tire la chasse d'eau et se lave les mains. La figure aussi, passe-toi de l'eau sur la figure, Aliocha le commande, pensant que les larmes s'y mélangeront .Puis alors que l'eau coule toujours, Aliocha dévérouille et c'est la sortie par la porte entrouverte, la provodnistsa qui n'entre pas mais passe une main à l'intérieur pour fermer le robinet et cueillir l'enfant par le poignet pour le raccompagner à son compartiment, passant devant Letchov et le sale type qui tout en fumant chambre le petit, supporter maigrichon du Roubine Kazan - c'est pas des vainqueurs là-bas, petit, c'est au Spartak que sont les maîtres ...

*Les provodnitsas sont les hôtesses du train. Elles ont en charge une voiture et sont présentes dans toutes les classes du train. C'est un mythe en Russie parce que dans la période soviétique elles sont les seules à bouger beaucoup, traversant le pays sur toute sa largeur alors que la population est relativement statique. De plus, elles sont potentiellement espionnes, « l'oeil de Moscou » et rendent des services. Ce sont des personnages à part dans la mythologie soviétique dont on faisait grand cas.
Aujourd'hui, elles sont là pour votre bien-être mais elles surveillent aussi et maintiennent l'ordre surtout dans les 3e classes où l'alcool coule à flots.



Le moment de la dédicace

Le mercredi 19 Juin, Littera interviewait Maylis à la Bibliothèque Municipale d'Embrun, autour de son roman Naissance d'un pont.

Le jeudi 20 Juin, Maylis était sur le plateau de la radio Fréquence Mistral . Elle répondait aux questions de Littera sur le thème : quels territoires avez-vous dessinés dans vos trois derniers romans : Corniche Kennedy - Naissance d'un pont - Tangente vers l'Est ?
On peut écouter cette émission sur le site de Fréquence Mistral :
http://fm.gap.free.fr/