Gap -  Hautes-Alpes

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Pérégrination littéraire du 23 Juin 2018

Thème : la forêt

Lieu : le sentier des Roures (chênes en provençal) à Savines le Lac

Nous étions neuf, 8 femmes et un homme.

RV sur le parking, route de Barcelonnette avec une belle vue sur le lac et un panneau décrivant la réalisation du barrage de Serre Ponçon.

Au départ de Savines-le-Lac, plusieurs sentiers offrent des points de vue imprenables sur la retenue de Serre-Ponçon. Balisés, ils sillonnent des milieux différents comme des zones arides peuplées de pins sylvestres ou celles plus humides et fraîches colonisées par des sapins et des hêtres. La forêt de Morgon est d’ailleurs considérée comme la plus belle sapinière européenne.

Guidés par Nicole, nous empruntons le circuit des Roures (prévu pour 2 H 30 de marche). Nous sommes tout de suite en immersion dans la forêt du Morgon, nous remontons le torrent du Barnafret, très virulent en ce début d'été, son chant cristallin nous accompagne en ce début de parcours. Nous pouvons admirer en chemin les restes de l'aqueduc et les citernes abandonnées. Etonnamment, alors que l'eau coule en abondance de ce côté ci du lac, Savines est alimentée par le versant d'en face, en témoignent les nombreux tuyaux installés tout le long du trottoir du pont et qui vont bientôt être remisés dessous, en priorité par mesure de sécurité et d'hygiène mais sans doute également de non visibilité pour les touristes de plus en plus nombreux à fréquenter ce site.

Le sentier est agréable, la forêt, classée site Natura 2000, est d'une grande richesse floristique. Succédant aux pâturages, les nombreux pins noirs plantés et entretenus depuis les années 70 par la commune et l'ONF, cotoient les sapins, hêtres, mélèzes, chênes, tous entretiennent un ombrage et une fraîcheur bienvenus. A travers les branches et le feuillage abondant, on peut apprécier des points de vue sur le lac aux eaux vert émeraude, les crêtes dentelées des aiguilles de Chabrières et les névés qui perdurent sur le Mont Guillaume.

Un peu à l'écart du sentier, nous pouvons voir les caves de pierres, encore en très bon état, qui pouvaient abriter les paysans, bergers et troupeaux, vestiges d'un territoire qui fut agricole avant de devenir essentiellement forestier.

Un peu plus loin encore, ce sera le clou de notre pérégrination, un petit moment de contemplation devant un chêne pubescent tricentenaire remarquable. Solide sur son tronc épais, Il donne une impression d'équilibre, et de puissance, ses branches ouvertes, tendues vers le ciel font songer à ces déesses mères aux bras multiples.

Notre balade fut entrecoupée de trois arrêts dans des clairières un peu à l'écart du chemin, ce qui nous a permis d'écouter en toute tranquilité les textes lus.

Nicole avait choisi de nous parler du mandement de Savines, un syndicat au Moyen Âge

Petite explication : Le mandement est un ordre écrit.
Au Moyen Âge les propriétés seigneuriales étaient morcelées et l’habitat dispersé dans nos montagnes. L’entretien et la surveillance des lieux étaient indispensables.
A cette époque, l’exigence de sécurité favorise la répartition des pouvoirs, et l’émergence d’une organisation sociale.
La charte communale de 1316 qui regroupe 5 communes ( Savines, Réallon, Puy St Eusèbe, St Apollinaire et Prunières ) est approuvée par le Dauphin, les co-seigneurs et 3 syndics issus du peuple. Les décisions sont prises en commun et les bénéfices redistribués.
Le mandement résista à la tourmente révolutionnaire de 1789

De nos jours cette organisation s’appelle Conseil mandemental

* Il est représenté par 10 conseillers syndicaux ( 2 par commune ), les maires des 5 communes

Il est renouvelé à chaque renouvellement du Conseil Municipal

* Il ne gère plus que les forêts et pâturages mandementaux

* L’entretien et l’exploitation se fait en partenariat avec L’ONF et NATURA 2000.

Cette organisation présente dans toute la France au Moyen Âge a disparu après la Révolution., Elle est toujours appliquée dans ces 5 communes des Hautes- Alpes, et c’est peut-être le seul endroit où elle perdure.

Il y eut également quelques lectures de textes plus littéraires : poèmes de Châteaubriand, Victor Hugo, Giono, Prévert, de petits extraits du livre Jungle de Miguel Bonnefoy, de Bilbo le Hobbit de Tolkien, du journal de Sylvain Tesson.

Présentation : Simone Delorme

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Pérégrination littéraire du 22 avril 2018

dans le cadre de la semaine « des livres et vous »

Thème : les portes de l'imaginaire

Lieu : circuit des demoiselles coiffées de Théüs

10 personnes étaient au rendez-vous donné sur le parking de Gifi. Ensuite, il a suffi d'une petite demi-heure de voiture pour arriver au départ de la balade. Avec un très beau soleil et une chaleur appréciable pour ce mois d'avril, la journée s'annonçait bien.

Quel site plus adapté au thème que ces demoiselles insolites et nombreuses aperçues dès le premier parking belvédère aménagé depuis peu avec barrières, plate-formes, chaises longues, dans un beau bois clair qui tranche agréablement avec le gris ardoise du paysage minéral qui nous fait face. A noter l'accessibilité aux personnes handicapées.

Nous commençons par admirer l'aile est de la salle de bal de ces demoiselles de pierre figées pour l'éternité par un musicien diabolique comme nous l'indique une des nombreuses légendes ou par l'érosion et les écoulements de l'eau qui creusent la moraine sous jacente comme nous le précise un participant géologue. Chacun choisira sa version.

Nous coupons quelques virages pour accéder au deuxième belvédère qui domine le rassemblement des cheminées de fées. Moment de contemplation accompagné d'un texte sur le pouvoir de la lecture tiré du « premier homme » d'Albert Camus et d'un poème de Beaudelaire
« Elévation ».

C'est le point de départ du chemin des demoiselles que l'on emprunte en descendant quelques marches soutenues par des rondins jusqu'au premier banc où nous pouvons admirer, grâce à une très belle fenêtre naturelle entre deux arbres sentinelles, ces colonnes chapeautées. L'arrêt permet la lecture d'une légende sur les belles statufiées, d'un extrait de « Le Horla » de Maupassant et
« d'Omphale » de Théophile Gautier.

Nous cheminons ensuite jusqu'au deuxième banc, vue en contre plongée sur la salle de bal, les demoiselles nous dominent de toute leur hauteur cendrée, les chapeaux parapluie vus ainsi semblent plus légers, le torrent à leurs pieds emporte les mots dans une cavalcade sonore étourdissante. Nous devons prêter l'oreille au poème d'Anna de Noailles « les rêves », à un extrait de texte sur le pouvoir magique des femmes tiré du « cœur cousu » de Carole Martinez et nous laisser bercer par la légende des pénitents des Mées qui prolonge notre quête sur le sentier de l'imaginaire.

Sportivement, la décision est prise de prolonger la balade par la boucle initialement prévue. Dernière halte face au sentier juste avant de traverser à nouveau le torrent en contemplant une dernière fois nos compagnes d'argile, d'aventure et de rêve. Nous les quittons en compagnie de Maupassant, Baudelaire, Rimbaud et William Braumann.

Retour par un agréable sentier ombragé, certains choisiront de s'y reposer, d'autres de poursuivre jusqu'au parking pour récupérer les voitures.

Conclusion : Belle pérégrination printanière dans un site géologiquement, historiquement et
créativement remarquable.



Présentation : Simone Delorme

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Pérégrination littéraire du 12 novembre 2017,

Canal, côté Rabou, Chemin du replat

Une belle journée, malgré le vent, le soleil est au rendez-vous de ce dimanche matin de novembre, 13 participants se retrouvent au canal pour une pérégrination sur le thème de l'automne, des vendanges et des fruits de saison.

Les belles couleurs ocre et rouge sont un peu passées mais le paysage est doux, blond et tendre, propice à la méditation. C'est d'ailleurs la méditation que pratique un autre groupe avec lequel nous échangeons quelques mots.

Après une petite côte, nous débouchons sur le chemin du replat d'où nous pouvons, au choix, nous élever jusqu'à la brèche ou, plus benoîtement nous promener en devisant tout en faisant connaissance, la vue sur Ceüze et Pelleautier est dégagée, à portée de regard et de contemplation, les contours de la montagne sont aiguisés, clairs et apaisants.

Plusieurs haltes ponctuent notre parcours, des lectures de textes, un extrait d'un roi sans divertissement de Giono, sa prose éblouissante et colorée nous transporte, des poèmes de Verlaine, Renée Vivien, Anna de Noaïlles, Victor Hugo, Nérée Beauchemin, Lamartine, florilège de notre si belle littérature, au retour, après une descente assez raide et au cours d'un arrêt prolongé, une conteuse nous transporte en Perse. L'humour est aussi au rendez-vous avec des textes choisis sur les nombreuses vertus de la châtaigne et du bon vin.

Les échanges et le ressenti sont très positifs et plusieurs projets de futures pérégrinations nous trottent déjà dans la tête.

Au final, une balade au soleil chaleureuse, animée, ponctuée de bien agréables intermèdes littéraires.