Gap -  Hautes-Alpes

Rêveurs et nageurs

Denis Grozdanovitch

José Corti Editions, 2005

 

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Denis Grosdanovitch, dit "Grozda", n'avait que quinze ans quand il a commencé à remplir des carnets de notes sur des sujets de la vie quotidienne : des gens rencontrés, des voyages, des émissions de TV, un livre, une exposition, la perte d'un être cher, une histoire qu'on lui a confiée ...etc...Il fallait bien que de ces notes émanent des livres. Le premier fut Petit traité de désinvolture, publié en 2002 où on nous enseignait l'art de la lenteur. Il récidive en 2005 avec Rêveurs et nageurs car il y avait encore matière qui dormait dans ses carnets. . Je suis un collectionneur d'instants, a-t-il avoué . Et on se régale de ces instants empruntés au réel où foisonnent des détails, parfois bien anodins, qui montrent que "Grozda" aime la vie et en goûte tous les plaisirs.
Au début du livre, un petit garçon juché sur une balançoire que pousse sa soeur, lui fait cette remarque : Je crois qu'on peut appeler ça du plaisir parmi les difficultés. Et c'est à ceux qui sont encore capables de prendre du plaisir au milieu des difficultés de notre monde que s'adresse "Grozda" dans ces chroniques tirées de ces carnets rédigés tout au long de ses pérégrinations où l'humour voisine avec la philosophie.

Quand un lord anglais essaie de réparer le moteur d'une DS, ça devient sous la plume de "Grozda" un choc des cultures.
Comment prendre la vie avec légèreté et désinvolture pour éviter la déception.
Quelles relations avons-nous avec nos morts ? L'auteur, lui, aime leur compagnie et ne craint pas les fantômes. Il évoque plusieurs histoires qu'on lui a racontées et celle de Petit-Louis, ce fils de paysan bourguignon, est particulièrement émouvante.
Alors qu'il écoute deux universitaires discourir sur France Culture, il constate combien ils sont déconnectés de la réalité que lui rappelle son chat en train de jouer avec une souris.
Comment ramener les idoles à leur simple humanité, quand commence leur déclin ?
Le chapitre sur son voyage à New York est quasi une nouvelle : les visites au Metropolitan Museum qui ouvrent sur de longues méditations, voisinent avec des rencontres pour le moins inattendues, qui montrent souvent les dérives de la société américaine : un couple garde chez lui deux chats birmans qu'il faut nourrir avec des serpents et des rats vivants; un ado surdoué se montre soucieux de la survie de notre civilisation; Sue, une prostituée aux yeux verts, affirme sa totale liberté et disparait quand elle l'a décidé. A ces personnages s'ajoutent des clochards, des truands, un vieil homme noir du Bronx qui l'invite chez lui pour parler littérature et jazz...
Les dernières pages où il nous donne un aperçu des campagnes modernes, sont aussi savoureuses.

Je note sur le moment, je fais des stèles de papier, et je sais que le souvenir se rouvrira plus tard. On sait que depuis 2005 le souvenir s'est rouvert plusieurs fois pour notre plus grand plaisir.

(Présentation : Anne-Marie Smith)