Gap -  Hautes-Alpes

La patience du franc tireur

Arturo Perez Reverte

Le Seuil, 2014

Traduit par  François Maspero

 

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Alejandra, dite Lex, est chargée par un éditeur de trouver Sniper et de lui proposer pour un pont d'or de publier ses œuvres et monter une exposition dans un musée célèbre. Lex est la narratrice, une fille qui n'a pas peur et est capable de foncer.
Problème : personne ne connait Sniper! C'est « l’artiste le plus fameux et le plus recherché de l’art urbain, à mi-chemin entre Banksy et Salman Rushdie… Une légende vivante, un franc-tireur solitaire qui s'impose depuis vingt ans et dont personne ne connaît le visage. »
 Autre problème : Sniper ne se contente pas de faire de l'art urbain. Via internet  il pousse de jeunes adeptes à faire des interventions qui se terminent parfois tragiquement. Une de ces victimes est le fils d'un milliardaire qui a décidé d'avoir la peau de Sniper. Dès lors Lex n'est pas seule à rechercher l'artiste. De Madrid à Lisbonne, de Vérone (ce qui nous vaut une réjouissante intervention dans la maison de Roméo et Juliette!) à Naples nous suivons la traque de l'artiste  par Lex, et celle de Lex par les sbires du milliardaire.
L'intrigue est bien ficelée et nous tient en haleine. La fin est particulièrement inattendue, mais l'intérêt principal de ce livre, à mes yeux, est la réflexion sur l'art, officiel ou de rue, ses limites, ses dérives.
Perez Reverte est un fin connaisseur, de l'art et l'a souvent inséré dans ses romans  (voir :  « Le tableau du maitre flamand » ou «Le peintre des batailles », et bien d'autres encore). Cette fois il s'attaque à la vénalité de l'art ou de l'artiste ou, au contraire à l'utilisation de l'art comme instrument de rébellion « Si le graffiti détruit le paysage urbain... nous, on doit supporter les panneaux lumineux, les  enseignes, la publicité, les autobus avec leurs annonces et leurs messages débiles. »
« Je ne fais pas un art conceptuel, ni de l'art conventionnel, je fais de la guérilla urbaine. [...] l'art ne sert que quand il est lié à la vie »
On a souvent dit que Perez Reverte était un conteur et il le prouve bien ici en nous tenant en haleine jusqu'à la fin.

 

(Présentation : Elizabeth Thuriez)