Gap -  Hautes-Alpes

Marcher sur la rivière

Hubert Mingarelli

Le Seuil , 2007

 

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Absalon raconte son histoire : jeune garçon handicapé - une de ses jambes ne peut se plier - il a décidé de partir dans une grande ville pour faire soigner sa jambe. Cette ville, c'est Port Elizabeth, seul détail qui nous indique que l'histoire se passe en Afrique du Sud.

Il vit dans un village au milieu des collines. Sa mère est morte, son père semble avoir perdu la raison : "... pas méchant, simplement et parfaitement juste à côté de tout, sans avoir l'air malheureux ni rien, mais silencieux comme un mort, grimpé sur le toit où il passait la moitié de son temps à clouer et encore à clouer, par-dessus la bâche, les tuiles qu'il avait fabriquées pendant l'autre moitié de son temps avec des boîtes de conserve, en les découpant à l'aide d'une scie à métaux, mais avec une lenteur incroyable, et en les martelant pour les aplatir, puis limant les bords, toujours pareil, avec cette lenteur incroyable, comme s'il était devenu le roi de la patience..."

Quelques personnages gravitent autour de lui :

Emmeth, un vieil homme, dont les pensées reviennent sans cesse vers ses deux fils dont il n'a plus de nouvelles depuis longtemps. Son seul espoir : les revoir un jour. Alors il aime raconter sa vie à Absalon qui l'écoute et essaie de le consoler.

Rosanna, une jeune fille de son âge dont il est sans doute amoureux mais qui gagne sa vie en passant ses soirées dans une salle de billard  "à servir des bières et à se faire peloter ... Tous ces sales cons la tripotaient, et pour pas grand chose, de quoi payer l'endroit où elle habitait et s'acheter des boîtes de conserve à manger". Elle aussi a des idées de départ dans la tête.

Georges Msimangu, un homme un peu dingue, qui s'est installé entre les collines, sur le lit de la rivière asséchée. Il habite dans son camion dont il a démonté les roues et a embauché Absalon pour lui apporter du ravitaillement. Et c'est pour gagner quelque argent qu'Absalon a accepté ce travail : il pourra ainsi partir en bus vers la ville. On suit alors Absalon dans ses va-et-vient entre son village et le campement de cet homme, installé là on ne sait pourquoi. Il marche pendant des heures, malgré le handicap de sa jambe estropiée, il suit le lit asséché de la rivière, une rivière que personne n'a jamais vue mais dont on retrouvera peut-être un jour les traces. Pourra-t-il enfin réaliser son rêve, aller vers la ville pour se faire soigner mais surtout pour voir les vagues de l'océan? Il ne se résigne pas, même s'il se sent coupable d'abandonner ceux qu'il aime.

 Marcher sur la rivière, c'est espérer qu'enfin un jour on trouvera ce qu'on cherche. Mais les personnages  sont dans une profonde détresse. Malmenés par la vie, ils semblent dépossédés de tout. Ont-ils une seule chance de voir se réaliser leur rêve d'une vie meilleure?

(Présentation : Anne-Marie Smith)