Gap -  Hautes-Alpes

Le goût des pépins de pommes
Katharina Hagena

Traduit de l’allemand par Bernard Kreiss Editions Anne Carrière, 2010.

 

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Dans le Nord de l’Allemagne, la vieille Bertha vient de mourir, amnésique. Ses trois filles et sa petite-fille, Iris la narratrice, se retrouvent chez le notaire pour la lecture du testament.  Leur surprise est totale quand on leur dit que c’est Iris qui hérite de la vieille demeure familiale. Elle doit décider en quelques jours de ce qu'elle va en faire. Bibliothécaire à la Bibliothèque Universitaire de Fribourg, elle n'envisage pas, dans un premier temps, de la conserver. Mais elle décide d’y rester quand même quelques jours. Elle se promène dans la maison, elle fouille, elle ouvre les placards, essaye les robes de ses tantes et découvre des secrets de famille, des non-dits qui viennent heurter ses souvenirs endormis et réveiller la mémoire enfouie :
 Des secrets de famille légers : depuis quand Tante Harriet se teint-elle les cheveux au henné ? Et tante Inga qui émet des décharges électriques quand elle vous touche ?
 Mais des questions plus graves naissent : Dans le merveilleux jardin où enfant, elle croquait les pépins de pommes, elle découvre le mot « nazi » peint sur le mur du poulailler. Elle essaie de passer une peinture blanche dessus, mais le mot refuse de disparaître. Mais alors ce grand-père qui écrivait de si jolis poèmes, qui était-il vraiment ?

Iris est partagée entre l’attendrissement et le rejet de tous ces souvenirs restés si longtemps dans l’ombre.
Ainsi est reconstituée l’histoire, parfois rocambolesque, mais essentiellement tragique de trois générations de femmes, autour d’une vieille maison. Pour continuer de vivre ensemble, on choisit souvent le secret, le silence et l’oubli. Oublier ensemble est souvent la condition sine qua non pour arriver à vivre ensemble.

Mais ne doit-on pas aller plus loin : la vieille Bertha qui avait tout oublié, qui est morte en ne sachant même pas comment elle s’appelait, n’est-elle pas le symbole de l’ancienne Allemagne?
Katharina Hagena, sans avoir l’air d’y toucher,  nous donne une interprétation bien particulière de la mémoire et de l’oubli : L’oubli partagé est un lien aussi fort que les souvenirs communs. Peut-être même plus fort. Et quand on sait que Iris est bibliothécaire dans une grande bibliothèque de Fribourg, on peut se demander si les mots ont toujours le pouvoir de dire.

(Présentation : Anne-Marie Smith)