Gap -  Hautes-Alpes

Le dernier gardien d'Ellis Island

Gaëlle Josse

Ed.Noir sur Blanc, 2014

 

- Accueil

- Qui sommes-nous ?

- Livres nomades 2016-2017:
    Présentation de l'action
    Choix des livres nomades
    D'autres livres que nous avons aimés
    Les lieux relais
    Livres nomades à l'Argentière

- Livres nomades :
      (années précédentes)


    2007_2008
    2008_2009
    2009_2010
    2010_2011   
    2011_2012
    2012_2013
    2013_2014
    2014_2015
    2015_2016


- Rencontres littéraires :

     Michel Moutot
     Nicolas Cavaillès
     Sandrine Collette
     Slobodan Despot
     Gauz
     Pierre Lieutaghi
     Kaoutar Harchi
     Sylvain Prudhomme
     Olivier Truc
     Maylis de Kerangal
     Antonio Altarriba et Kim
     Makenzy Orcel
     Metin Arditi
     Dinaw Mengestu
     Gilles Leroy
     Denis Grozdanovitch
     Alice Zeniter
     Serge Joncour
     Liliana Lazar
     Christophe Bigot
     Boualem Sansal
     René Fregni
     Jean Pierre Petit
     Hubert Mingarelli
     André Bucher
     Beatrice Monroy
     Samuel Millogo
     Alfred Dogbé
     Ghislaine Drahy
     Autour d'Isabelle Eberhardt
     Hélène Melat, littérature russee

- Des coups de coeur

- Lectures partagées :
    2014_2015
    2015_2016
    2016_2017

- Pérégrinations littéraires :
    2015_2016
    2016_2017

- Echappées livres :
    2015_2016
    2016_2017

- Co-édition :
     J.I.P. Italie
    Le J.I.P. Algérie, 40 ans après

- Notre ancienne revue :
    La trame des jours

- Contact

- Bulletin d'adhésion

Au début du vingtième siècle, les habitants du Vieux Continent qui vont chercher un
nouveau départ aux Amériques doivent passer par une île au large des Etats Unis, Ellis Island, à l’embouchure de l’Hudson.
Sur cette île les arrivants sont répertoriés puis triés. Il suffit souvent d’un regard suivi d’un geste de l’observateur pour se trouver du mauvais côté, celui où la porte reste fermée, celui où le migrant devra faire le voyage à l’envers, si ses forces le lui permettent. On se croirait aujourd’hui dans d’autres lieux avec d’autres personnes à la recherche de quelque territoire hospitalier…
Dans ce roman, c’est le gardien qui raconte, John Mitchell, le dernier gardien de ce centre de passage obligé de l’immigration européenne fermé en 1954. Dernier directeur des lieux, il reste seul dans les locaux qui ont vu défiler tant de gens, tant d’espoir, tant de crainte, et se souvient. Des espoirs brisés à la descente du bateau, des jours passés dans l’incertitude d’une décision, de ce lieu pour eux sans âme, plus tout à fait le pays natal, pas encore l’Amérique rêvée, de ses collègues aussi, de leur façon de gérer l’arrivant, avec bienveillance pour certains, absence d’humanité pour d’autres.
 Il se souvient aussi de sa façon à lui de respecter ou transgresser la loi, et sa réaction face à un anarchiste, un communiste, un handicapé. Et puis de ses sentiments, de l’histoire d’amour vécu quelques trop courtes années, du passage d’une jeune femme qui l’a bouleversé et de sa violence dont le souvenir le hante à jamais.
Pas de révolte pour les difficultés de ce parcours, pas non plus de culpabilité, juste une quête de sens que le personnage nous livre au fil des pages de ce journal intime, un besoin de se libérer si c’est possible avant de partir de ce qui fut sa vie dans cette île, assortie d’un constat « c’est ainsi ».
A travers ce récit, c’est une part de l’histoire du siècle qui nous est contée, et les deux présentent des facettes qui nous interpellent et nous touchent avec délicatesse et sensibilité sous la plume de Gaëlle Josse dont l’écriture est juste, sans pathos, avec ce que l’émotion et la tolérance humaine peuvent accepter.

(Présentation : Annie Contin)