Gap -  Hautes-Alpes

Au loin
Hernan Diaz

10/18-Delcourt, 2018
(traduit de l'anglais- Etats Unis- par Christine Barbaste)

 

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Sur l’auteur : « Est-ce que la question de la nationalité importe encore quand on arrive nulle part ? J’ai été un étranger toute ma vie. Je suis né en Argentine, que j’ai quittée à deux ans pour la Suède, suivi d’un bref retour en Argentine, avant de partir pour Londres, puis New York où je vis depuis vingt ans. C’est une question qui me tient à coeur. »

Auteur d’un essai sur Borges, universitaire, finaliste avec ce premier roman du prix Pulitzer.

Si on a envie de classer « Au loin », ce sera dans la littérature des Grands Espaces américains, celle de la conquête de l’Ouest et de nouveaux territoires par des émigrants Européens poussés par la misère et la famine.

Hakan est arrivé tout jeune de Suède ; il devait être accompagné par son frère aîné Linus, mais les deux adolescents se perdent juste avant l’embarquement et la vie entière de Hakan se passera à vouloir atteindre la ville de New York où il est sûr que se trouve Linus.

Il part de l’Ouest, où il a débarqué après un long périple, il se déplacera d’Ouest en Est, à pied, parfois à cheval, à contre-courant des pionniers, fera de multiples boucles, obstiné, apprenant tout juste l’anglais, effrayant ceux qu’il rencontre à cause de sa taille de géant et d’une légende tenace qui le fait prendre pour un assassin.

Ses rencontres sont rares mais marquantes : un naturaliste médecin darwinien qui lui apprend à soigner, une jeune fille dont il tombe amoureux fugacement, des Indiens, des fanatiques, un chercheur d’or, un ami très cher ; mais la vie est cruelle dans cet Ouest américain. On meurt abruptement au milieu des massacres, des attaques, de blessures, de maladies.

C’est un western certes, mais surtout l’épopée intime d’un homme bon, innocent au meilleur sens du terme. On voit au fil des années, évoluer les villes, le chemin de fer, se peupler l’Amérique. C’est surtout l’histoire d’une solitude : pendant des saisons entières, au milieu de nulle part, des déserts, des montagnes, Hakan résiste, tire parti de tout élément naturel pour survivre, finalement en harmonie avec la nature : « Son corps ou ses conditions de vie-ou quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs-étaient rarement un sujet de réflexion. Exister était un travail à temps plein. » (page 274)

Je me suis attachée à Hakan, ce taiseux, ce courageux, accroché à sa boussole sans jamais atteindre son but ; peut-être parce que la vie, c’est le chemin.

(Présentation : Marie-Pierre Orsoni)