Gap -  Hautes-Alpes

Lectures partagées

2014 - 2015

 

- Accueil

- Qui sommes-nous ?

- Livres nomades 2016-2017:
    Présentation de l'action
    Choix des livres nomades
    D'autres livres que nous avons aimés
    Les lieux relais
    Livres nomades à l'Argentière

- Livres nomades :
      (années précédentes)


    2007_2008
    2008_2009
    2009_2010
    2010_2011   
    2011_2012
    2012_2013
    2013_2014
    2014_2015
    2015_2016


- Rencontres littéraires :

     Michel Moutot
     Nicolas Cavaillès
     Sandrine Collette
     Slobodan Despot
     Gauz
     Pierre Lieutaghi
     Kaoutar Harchi
     Sylvain Prudhomme
     Olivier Truc
     Maylis de Kerangal
     Antonio Altarriba et Kim
     Makenzy Orcel
     Metin Arditi
     Dinaw Mengestu
     Gilles Leroy
     Denis Grozdanovitch
     Alice Zeniter
     Serge Joncour
     Liliana Lazar
     Christophe Bigot
     Boualem Sansal
     René Fregni
     Jean Pierre Petit
     Hubert Mingarelli
     André Bucher
     Beatrice Monroy
     Samuel Millogo
     Alfred Dogbé
     Ghislaine Drahy
     Autour d'Isabelle Eberhardt
     Hélène Melat, littérature russee

- Des coups de coeur

- Lectures partagées :
    2014_2015
    2015_2016
    2016_2017

- Pérégrinations littéraires :
    2015_2016
    2016_2017

- Echappées livres :
    2015_2016
    2016_2017

- Co-édition :
     J.I.P. Italie
    Le J.I.P. Algérie, 40 ans après

- Notre ancienne revue :
    La trame des jours

- Contact

- Bulletin d'adhésion

 

Lectures partagées

C'est Elizabeth Thuriet qui a relancé et organisé à Littera des rencontres de lecteurs sous le nom "Lectures partagées". Une activité appréciée à côté des livres nomades pour permettre aux lecteurs de faire de belles découvertes de lecture et de les partager avec les autres.
Voici les compte-rendus que Zabeth nous fait de ces rencontres, chaque mois, sur cette page.

******************************************************************************************

Dès le mois d'octobre nous reprendrons des rencontres de lecteurs .
Cette activité se veut le prolongement de l'ancienne sacoche, mais concernera uniquement des livres et des évènements ayant le livre comme objet.

Je vous invite à venir aux dates ci-dessous, présenter un livre , actuel ou ancien, que vous aimeriez partager avec d'autres amoureux de la lecture .Vous pouvez aussi venir seulement pour écouter .
Sans avoir d’obligation quant à la façon de faire connaitre un livre, il peut être utile de rappeler, en quelle année il a été écrit et peut être quelques mots sur l'auteur, histoire de le situer pour ceux qui ne le connaitraient pas. Une lecture d’un bref extrait aide aussi à donner une idée du style de l’auteur, mais toute latitude est laissée au « présentateur »

Nous commencerons uniquement avec nos «  coups de coeur  » .
Nous verrons plus tard dans l'année si nous consacrons une ou deux séances soit à des thèmes, soit à des pays, soit à un auteur ou groupe d'auteurs.

Ce sont dans les librairies du coeur de Gap qu'auront lieu ces rencontres.
La Librairie Alpine, le 12 Novembre 2014
La Librairie "Au coin des mots passants", le 21 Janvier 2015
La Librairie Davagnier, le 18 Février 2015

Le 17 Décembre sera particulier puisque nous recevrons Sylvain Prudhomme, 1er écrivain invité par Littera. D'autres renseignements sur cette rencontre vous seront donnés ultérieurement.

Ces rencontres auront lieu tous les 3e mercredi de chaque mois (SAUF en novembre où ce sera le 2e mercredi) de 18h30 à 20h30                       

 

Pour plus de facilité,  liste des dates :

15 octobre; 12 novembre; 17 décembre; 21 janvier; 18 février; 18 mars; 15 avril; 20 mai; 17 juin.

 

Quatre liseuses célèbres peintes par Picasso

 

Compte rendu de "Lectures partagées" du 15 octobre 2014

au Highlander Pub

Nous étions 9 à avoir passé le cap de l'achat d'une consommation au rez de chaussée,de la montée d'escalier sans rien renverser et de l'installation autour d'une table ronde qui serait beaucoup plus sympathique si la salle était un peu plus éclairée..

6 personnes ont présenté des livres et à chaque fois une discussion a suivi où ont été évoqués d'autres livres ou d'autres auteurs. Je vous répertorie de mémoire les titres des livres en question pour que ceux (non, en fait celles) qui étaient là mais aussi pour que les absente(e)s que nous attendons dans les prochaines séances sachent de quoi il a été question.

«A l'origine, notre père obscur» de Kaoutar Harchi, Actes Sud 2014  (notez que Kaoutar viendra à Gap, invitée par Littera le mercredi 28 janvier).

En contrepoint a été évoqué de Fatima Mernissi:   «Rêves de femmes, une enfance au harem »

«Le héron de Guernica» A.Choplin, ed du Rouergue 2011

en complément «Cour nord» du même auteur
et dans un tout autre genre mais sur Guernica: «Guernica» de Carlo Lucarelli, Gallimard, collection noire 1998

«Réparer les vivants» M.de Kerangal (qui a été reçue par Littera en 2013) Gallimard 2014. Sur ce sujet aucun autre auteur n'a été évoqué mais on a parlé des autres livres de MK: «Corniche Kennedy», «Naissance d'un pont», «Tangente vers l'Est»  et aussi de ses multiples talents comme lectrice et comme intervieweuse .

«L'amour et les forêts» de Eric Reinhardt , avec qq mots sur «Le système Victoria» du même auteur, mais surtout une discussion passionnée (passionnelle?), sur la place de l'ego chez l'artiste.

«Le dernier Lapon» d'Olivier Truc (qui a été reçu par Littera l'an passé) chez Metailié 2012, a permis de faire l'éloge des polars à forte connotation sociale. Ont été particulièrement salués dans cette catégorie   : «La verité sur l'affaire Harry Québert» de Joël Dicker (prix Goncourt des lycéens 2012 et les polars de Leonardo Padura (cubain) comme «Adios Hemmingway»

«Là avait dit Bahi» de Sylvain Prudhomme (notez que Sylvain sera l'invité de Littera à Gap le 17 Décembre) paru chez Gallimard en 2012

Ont été très brièvement cités «Terre de Mirages» de Daryush Shayegan à propos du marquage de tout un chacun par sa culture d'origine ainsi que «Pour en finir avec Eddy Bellegueule» d'Edouard Louis.

Lectures partagées du 12 novembre, à la librairie Alpine

La 2e séance de « Lectures partagées » a eu lieu à la Libraire alpine.
Elle a réuni au total 15 personnes. Presque tout le monde a présenté un livre, voire deux.

Grace à ces livres nous avons un quasi tour du monde puisque nous sommes partis d'Espagne, pour aller en Inde et au Tibet, revenir un peu en France, repartir en Guinée Bissau, passer par les USA, à nouveau une escale en France, re-départ pour le Canada, de nouveau la France, un territoire totalement incertain qui est celui de la foi chrétienne,  Cuba, l’Antarctique et pour finir en France durant les 30 dernières années de l'hexagone.

Quelques débats sur

  • le pessimisme qui serait la marque de fabrique des nouvelles,
  • de l'effet catastrophique d'un(e) auteur(e) antipathique ou d'un auteur peu médiatique sur la perception qu'on peut avoir de son œuvre,
  • harcèlement et acceptation de son sort. Dit autrement : de l'art d'être une tête de turc ou un bourreau
  • qu'est ce qu'une écriture hystérique ?
  • des conséquences du libre arbitre

Les livres dont nous avons parlé.

  • « Pas pleurer » de Lydie Salvayre. Quoique goncourisé, le livre tel qu'il nous a été présenté semble passionnant. Un contrecoup de cette parution est la réédition programmée des «Les  grands cimetières sous la lune » de Bernanos

  • « Promenade avec les dieux de l'Inde » de C.Clément, une approche vivante et pédagogique de l'hindouisme

  • « La puissance du néant » A.David Neel, un livre datant de 1954. Un presque polar au Tibet qui amène le lecteur à s'imprégner de la philosophie bouddhiste, en douceur.

  • « Compartiment pour dames » d'Anita Nair, une réflexion sur la place de la femme en Inde

  • « Balade indienne » un recueil de quatre nouvelles de la même Anita Nair, de Chitra Banerjee Divakaruni et de Bulbul Sharma, nouvelles elles aussi centrées sur la condition féminine en Inde.

  • « Joseph » de M.H. Lafon. La vie quotidienne d'un ouvrier agricole dans le Cantal au 20e siècle.

  • « Les Grands »  de Sylvain Prudhomme. C'est le 5e livre de ce jeune auteur (35 ans) que nous recevrons le mois prochain.

  • « Un dernier moment de folie » de Richard Yates, sous titré « nouvelles oubliées ». Paru en 2014 ce livre contient 9 nouvelles jamais éditées de cet auteur mort en 1992

  • « Déjeuner de famille » de John Cheever là aussi, un ensemble de nouvelles

  • « La chance que tu as » de Denis Michelis, un premier roman fort bien écrit mais très pessimiste sur la nature humaine qui pose la question : jusqu'où puis je accepter une situation de soumission? Jusqu’où suis-je capable d'aller pour intégrer un groupe ?

  • « Ces enfants de ma vie » de Gabrielle Roy, canadienne qui fut institutrice et dresse une série de portraits d'enfants qui l'ont marquée, le tout dans une langue savoureuse.

  • « Catherine certitude » de Modiano illustré par Sempé et « Pour que tu ne te perdes pas en route » du même Modiano mais pour les adultes et sans illustrations.

  • « Le Royaume » d'E. Carrère dont la presse a tant parlé et dont elle ne parle plus du tout depuis que la distribution des prix occupe tous les medias

  • « Hérétiques » de Leonardo Padura qui se passe à La Havane, Amsterdam et ailleurs

  • « La lune est blanche » des frères Lepage, magnifique reportage graphique et photographique du coté du pôle sud

    « Le bonheur national brut » de F.Roux

Nous avons clos cette riche séance avec un apéro destiné à marquer notre reconnaissance à Laurence et à Josette, qui  ne sont plus au bureau de Littera, après de longues années et un nombre considérable d'heures passées à faire vivre notre association.
Nous voulions les remercier à la fois d'avoir fait tout ce travail et de continuer à venir partager avec nous leurs lectures. Comme nous avons pensé qu'elles auraient beaucoup plus de temps pour lire nous leur avons offert à chacune un chèque cadeau livre, fruit d'une collecte auprès des adhérents et nous espérons bien qu'elles nous feront de beaux commentaires sur les livres qu'elles vont découvrir à cette occasion.

Suite à ces festivités, la séance a été levée plus tard que d'habitude.
Encore un grand merci à Christelle pour son hospitalité.

 Rappel : prochaine séance le 17 décembre au Dum'art avec Sylvain Prudhomme. On vous recommande de lire ses deux derniers livres : « Là avait dit Bahi » et « Les grands » avant cette rencontre

*********************************


Lectures partagées - mercredi 21 Janvier 2015 - Librairie « Au coin des Mots Passants »

Nous nous retrouvons en petit comité pour partager nos lectures, dommage que les libraires n'aient pas eu le temps de partager avec nous...

L'enfant des marges de Frank Pavloff : chez Albin Michel. Ioan grand-père solitaire part à la recherche de son petit-fils dans la ville de Barcelone , c'est une déambulation dans la ville et ses habitants, qui vont emporter Ioan dans son histoire personnelle. Annette a présenté ce livre avec chaleur.

A l'origine notre père obscur de Kaoutar Harchi : édition Actes Sud. Anne-Marie plongée dans cette lecture pour la venue de l'auteur le mercredi 28 nous fait partager son enthousiasme pour cette sombre histoire d'enfermement.

Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin : édition Gallimard. Un livre sur la grande guerre, un juge, un chien et un homme....

Un jour il viendra frapper à la porte de Julien Frey et Dominique Mermoux Récit graphique, édition Shampooing. Un secret de famille, il resurgit toujours...

Les mots qu'on ne me dit pas de Véronique Poulain : au édition Seuil. Enfant de parents sourds et muets, elle nous raconte avec humour l'art de la différence.

Viviane Elisabeth Fauville de Julia Deck : édition de minuit.C'est un premier roman, des fêlures, un passage à l'acte, une enquête policière.

Natures mortes au Vatican de Michèle Barrière : édition le livre de poche. Une enquête policière gastronomique à la fin de la renaissance, une belle mise en bouche...

L'infini Livre de Noëlle Revaz : édition ZOE. Une fiction? les livres sont de beaux objets qu'il ne faut surtout pas ouvrir, les écrivains se rencontrent devant des animateurs avertis. Une critique acerbe des milieux littéraires à la mode mais aussi des acteurs, de l'art, tout ceci avec beaucoup d'humour.

Le jour où Otacilio Mendes vit le soleil de Ronaldo Correia de Brito : édition Chandeigne. Des nouvelles qui nous viennent du Brésil pleines de poésie et de passion, une superbe écriture.

 

Compte rendu des « Lectures Partagées » du 18 Février à la Librairie Davagnier

Nous étions 12 et avons présenté un ou deux livres pour certaines.

A la suite des attentats de Janvier,deux publications de recueils : La BD est Charlie (collection Glénat) ; compilation de dessins , et Nous sommes Charlie(Livre de Poche) : 56 textes écrits par des écrivains actuels dans l'urgence et 4 textes de classiques.

Soumission de M. Houellebecq ( Flammarion):deux niveaux de lecture sont distingués pour ce roman; tout d'abord la vie de François, professeur spécialiste de Huysmans, inquiet pour sa libido, qui boit, fume, s'ennuie et déprime pendant que l'environnement politique décrit et actualisé grâce aux références actuelles, subit un séisme lors des élections présidentielles de 2022. C'est le candidat de « la fraternité musulmane » qui est élu, cette élection entraine des changements dans la société et fournit aussi l'occasion à François de retrouver une nouvelle vie sociale et affective. Le livre balaye l'actualité sans réellement approfondir ce qui le rend proche.

Une langue venue d'ailleurs de Akira Mizubayashi ( Gallimard):L'auteur raconte comment se sentant "des mots de langue " avec sa langue natale il décide d'investir la langue française,avec laquelle il va vivre à cheval avec le japonais, à la recherche de l'exactitude.

Un autre livre de cet auteur est mentionné : Petit éloge de l'errance.

Ni d'Eve, ni d'Adam de Amélie Nothomb : roman contemporain de la vie d'Amélie pendant
qu 'elle travaille dans une entreprise japonaise. Elle raconte son histoire d'amour avec un jeune japonais qui lui a demandé d'apprendre le français ; beaucoup de poésie mais aussi un grand sens de l'auto dérision et quelquefois de la drôlerie.

Le miel de Slobodan Despot (Gallimard). C'est un premier roman, histoire de sauvetages à tiroirs . Véra l'herboriste soigne un vieil apiculteur dont le fils lui raconte son périple avec son père dans un pays en guerre où le miel sert de liant dans les rapports humains. A son tour elle livre cette histoire au narrateur comme une shéhérazade des Balkans.

Tous les oiseaux du ciel de Eve Wyld (Actes Sud). Un roman noir qui nous dévoile l'histoire d'une jeune australienne réfugiée sur une île britannique , dont les moutons sont décimés. Pendant son enquête des reflux de mémoire nous apprennent ce qui est à l'origine de son départ.

Rudik de Philippe Grimbert (Plon) :L'auteur part d'un personnage réel :Noureev, qu'il s'imagine recevoir en consultation psy et qui va le déstabiliser rapidement . Ce roman d'une analyse exceptionnelle est une somme de reflexions sur les images que crée la société.

1, rue des petits pas de Nathalie Hug (Calmann-Lévy). Un roman qui se déroule en Lorraine à la fin de la 1ére guerre mondiale, une communauté rurale survit, une jeune fille brutalisée est recueillie par une sagefemme qui va lui apprendre le métier et à lutter contre la haine et les peurs. C'est un roman de femmes et d'apprentissage.

Véra de Jean-Pierre Orban (Mercure de France). C'est l'histoire d'une petite fille d'émigrés italiens à Londres dans les années 30. La prise en charge par une association culturelle fasciste contribue à façonner son identité et la conforte dans sa vision à la faveur d'un voyage en colonie dans l'Italie mussolinienne. Un roman aux résonances actuelles.

 

Lectures partagées du 15 Avril 2015

Nous n'étions que 7 à avoir résisté à la concurrence des autres festivités locales du jour.
Cela n'a pas empêché les présentations d'être variées et quelques débats de surgir, en particulier sur le héros antipathique. Est-il ou non plus difficile d'aimer un livre si on est plus ou moins repoussé par la personnalité du  héros ?
Autre chose : des lieux sans interêt, habités par des personnes ordinaires sont ils des cadres favorables au déroulement d'un roman ?

« L'incendie » de Choplin et Mingarelli.
Un texte écrit à quatre mains relatant une correspondance entre deux anciens combattants de la guerre de l'ex Yougoslavie. De petites touches, des allusions, des gênes, des non dits... tout en nuances.

« La route de Beit Zera » Mingarelli toujours. Le conflit israelo palestinien non nommé, des relations muettes entre un homme, un chien un enfant et quelques autres... encore du non dit ...qui dit tout. « En explorant le conflit israélo-palestinien sur un mode feutré, loin de toute rhétorique, Hubert Mingarelli parvient à nous faire pénétrer dans le cerveau d’hommes mutilés de l’intérieur. Cette méthode d’approche, il l’a déjà expérimentée sur d’autres héros masculins dans plusieurs de ses nouvelles et romans. »

« L'inondation » Raluca Antonescu premier roman paru aux éditions La Baconière .
Une inondation qui se déclenche au dernier étage d'un immeuble  fait se rencontrer l'ensemble des habitants de cet immeuble, l'arrivée de l'eau permet des rencontres.

« Kentucky song » Holly Godard Jones.
Une histoire qui se passe dans le Middle West profond, son ennui, ses préjugés, ses racontars et ces vies plus ou moins ternes. Quand une femme à la réputation peu reluisante disparaît « se mettent en lumière des connexions entre des personnes qui n'avaient aucune histoire commune ». Un beau roman sur l' Amérique rurale

« L'ascendant » d'Alexandre Postel.
Le narrateur raconte sur cinq jours la suite des évènements qui ont dévasté sa vie. A la mort de son père il se rend dans la maison de ce dernier et fait une découverte qui le plonge dans une atmosphère cauchemardesque....

« Lucy » de Cristina Comencini.
Lucy, oui c'est bien elle la mère de l'humanité, et Comencini c'est elle aussi, la fille de qui vous savez. Dans ce livre une femme passe du très loin passé à son présent pas toujours excitant. Une histoire de couple et de famille ponctuée par des voyages loin dans le temps et dans l'espace.

« Le tango de la vieille garde » Arturo Perez Reverte.
Les histoires croisées d'un danseur mondain aux multiples facettes et d'une femme du grand monde magnifique danseuse de tango, donnent à Perez Riverte l'occasion de décrire des mondes aussi divers qu'une croisière,  le vieux Buenos aires de la Barraca et un tournoi d'échec sur la cote amalfitaine. L'histoire qui se déroule de 1928 à 1966 nous fait traverser des moments clés du siècle sur un rythme de tango avec les pas en avant en arrière et les arrêts brutaux.

« le Shah » Ryszard Kapunscinski.
Un livre loin des biographies classiques, qui oscille entre commentaires de photos, notes prises après interviews et articles de journaux et qui nous permet d'aborder de façon très vivante et pas du tout habituelle le « règne » du dernier shah d'Iran et l'arrivée de Khomeiny au pouvoir. Un vrai talent littéraire chez un reporter qui a arpenté tous les coins explosifs du globe (il précise que la fin du Shah est le 27e coup d'Etat auquel il assiste).

« la femme de nos vies »  Didier Van Cauwelaert.
Mea culpa , je n'ai aucun souvenir de ce qu'on a pu dire de ce livre sinon « c'est du Cauwelaert »...

 

Lectures partagées du 20 mai 2015

Nous étions 10 à participer à cette séance chez Davagnier.
Peu de débats transversaux sauf sur la question de la longueur des livres.
Il y a des modes : à certaines époques on doit écrire des livres épais, à d'autres le petit format est privilégié par les éditeurs, mais nous, lecteurs, avons des avis partagés.
En gros quand nous sommes passionnés par un livre, nous aimons bien qu'il soit épais et qu'il dure longtemps, mais nous ne pouvons nous mettre d'accord sur les livres trop épais à notre gré. Telle qui aurait aimé que « l'art français de la guerre » soit abrégé d'un bon tiers se voit contrée par une autre qui lui aurait souhaité des pages supplémentaires !
A noter que quelques unes d'entre nous sont d'ores et déjà plongées dans la lecture de polars pour préparer la sélection Livres Nomades de 2015-2016. Elles ont apprécié de pouvoir parler de livres d'un genre très différent pour se « reposer ».

Ont été présentés

  • Russell Banks en personne avec un panorama de sa vie et de son œuvre et en particulier « Lointain souvenir de la peau » et « Un membre permanent de la famille ». Des histoires de personnes fragiles ou cassées par la vie , des portraits d'exclus qu'il traite avec une grande humanité.

  • Pour s'éloigner des polars asiatiques rien de tel que le « traité d'athéologie » de Michel Onfray.. et puis c'est aussi un bon dérivatif à toutes les barbaries dont sont coupables les monothéismes depuis toujours et actuellement.

  • Jean Pierre Didierlaurent. « Le liseur du 6h27 », un livre sur le livre et l'amour des livres.

  • Tatiana Arfel « L'attente du soir ». Un livre sur trois êtres fragiles, des cabossés de la vie, qui trouvent chacun dans les deux autres, la force de continuer.

  • Michel Maximin «Les crocs de la pierre ». Un roman du terroir mais à l'époque préhistorique. L'histoire se passe tout près de Serres dans la vallée de l'Oule et s'appuie sur les travaux d'archéologie préhistorique dont l'auteur est un passionné.

  • Ian Manook « Yeruldelgger ». Un polar en Mongolie où l'intrigue ne se ferme pas sur elle même mais nous permet de connaître beaucoup de choses sur la façon dont on vit dans ce pays peu connu.

  • Leonor de Recondo « Amours ». Des dessous obscurs de la vie dans une maison bourgeoise au début du 20e siècle dans un bourg cossu du Cher.

  • Christoph Ransmayr « Atlas d'un homme inquiet ». Par un auteur autrichien, un ensemble de courts textes qui sont comme des cartes postales envoyées de tous les coins du monde, relatant des moments parfois très courts mais très intenses.

  • Olivia Burton « l’Algérie c'est beau comme l'Amérique » et Joel Alessandra « Petit fils d’Algérie ». Deux romans graphiques qui relatent le périple/pèlerinage faits par des petits fils de pieds noirs qui, un jour décident d'aller voir sur place ce qui se cache derrière les récits maintes fois répétés de leurs grands parents.
    Le premier nous emmène dans les Aurès et le second à Constantine. Les dessins de Joel Alessandra sont particulièrement beaux.

                                                                                                        

Lectures partagées du 17 juin 2015

Nous n'étions que 4 pour profiter du soleil de la terrasse de « la belle époque » ce mercredi , ce qui n'a pas empêché les conversations d'être fort animées.
Alors que beaucoup d'habituées étaient en voyage en Europe ou ailleurs, nous avons voyagé par livre interposé de la Corée du sud à Barcelone en passant par Israel et l'Argentine. Rien que ça !

  • retour sur le livre de nouvelles de Russel Banks « un membre permanent de la famille » qui ne semble pas soulever le même enthousiasme chez toutes ses lectrices

  • moment de méditation et de philosophie de la vie avec « vivre sans pourquoi , itinéraire d'un philosophe en Corée» d'Alexandre Jollien

  • séquence polar psychologique avec Hélène Grémillon « la garçonnière » qui nous emmène en Argentine . Très ancré dans l'histoire très récente de ce pays, ce livre joue sur tous les ressorts de la psychologie et de la psychanalyse pour nous faire aboutir à une fin surprenante (qui explique le titre?)

  • petit tour en Israel avec un polar aussi, terriblement ancré dans l'actualité puisqu'il prend comme sujet central l'arrivée des Erythréens dans le pays pour mettre en évidence le coté intolérant d'une société extrêmement machiste .Liad Shokam, avocat de son métier et auteur de plusieurs polars avant celui ci, nous donne avec « Terminus Tel Aviv » une sorte de cours de géopolitique de l 'émigration africaine et des problèmes de tous les réfugies clandestins.

  • Barcelone pour finir avec le livre déjà ancien (1990) de Vasquez Montalban « Barcelones » (au pluriel donc) qui nous donne une description de sa ville à la fois dans son histoire et son développement dans l'espace. SI on peut regretter que l'auteur ait écrit ce livre avant les JO de 1992, qui ont encore transformé la ville, ce livre reste le meilleur guide pour visiter Barna.

 

Nous arrêtons Lectures Partagées pour cette saison.
Merci à tous les amoureux des livres qui sont venus partager leurs coups de cœur ou tout simplement écouter ce que les autres en disaient.
Nous vous espérons encore plus nombreux l'an prochain.
Bon été
Zabeth