Gap -  Hautes-Alpes

Journal intime et politique

Algérie 40 ans après

Leïla Sebbar

 

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Leïla Sebbar est née à Aflou en Algérie, d'un père algérien et d'une mère française. Elle vit à Paris et collabore au Magazine littéraire et à diverses revues.Etudiante, puis professeur de Lettres, elle est l'auteure d'essais, de critiques littéraires, de recueils de textes inédits, de nouvelles et de romans.

Oeuvres publiées

"La blanche et la noire", Ed Bleu autour , 2008

"L'arabe comme un chant secret", Ed Bleu autour , 2007

"Louisa", Ed Bleu autour , 2007

"Marguerite", Ed Bleu autour ,2007

"Le vagabond", Ed Bleu autour , 2007

"Les femmes au bain", Ed Bleu autour , 2006

"L'habit vert", Ed. Thierry Magnier , 2006

"Parle mon fils, parle à ta mère", Ed. Thierry Magnier, 2005

"Journal de mes Algéries en France", Bleu autour, 2005

"Mes Algéries en France",carnet de voyages, Ed Bleu autour, 2004.

"Les Algériens au café", nouvelles réunies par Leïla Sebbar, dessins de Sébastien Pignon, Ed Al Manar, 2003.

"Sept filles" , nouvelles, Thierry Magnier, 2003.

"Je ne parle pas la langue de mon père", Julliard, 2003.

"Marguerite" roman et "Le chinois vert d'Afrique" (rééditon), Folie d'encre,2002.

"Femmes d'Afrique du Nord, Cartes postales 1885-1930" avec Jean-Michel Belorgey, Bleu autour, 2002.

"Lettres parisiennes" , avec Nancy Huston - J'ai lu, 2001.

"La Seine était rouge, Paris Octobre 1961" (1999),

"Soldats" , Ed. Lne Seuil, 1999.

"Une enfance algérienne", Folio 1999 (récit d'enfance).

"Le silence des rives", Ed Stock, 1993.

"Shéhérazade" ,trilogieromanesque, Ed. Stock.

 

Extrait du "Journal intime et politique"

Mes journaliers (extrait)

Leïla Sebbar

Marcher. J 'aime marcher dans une ville. Marcher et penser à la page du Journal intime et politique. Je l'écris à mesure de mes flâneries et de mes arrêts pour un express serré au comptoir. Le patron du café Les deux moulins, place d'Italie, assis à la caisse, reprend les chansons de Chérie FM. 
C'est un gros homme au teint flamand. Deux femmes boivent, très vite, un demi. Je lis Libération, Le Parisien est « en main ». À Douai, une solide grille à barreaux sépare les pauvres des riches à la frontière de deux communes. J'ai pensé à Nourredine Saadi, c'est à lui que j'associe Douai où il enseigne (à Douai, au musée des Beaux-Arts, en 1983, des jeunes filles de la grande banlieue parisienne, autorisées par leur père et accompagnées de la bibliothécaire, avaient découvert après la lecture de Shérazade, 17 ans, brune, frisée, les yeux verts, la peinture orientaliste. Je les avais rencontrées, un samedi après-midi, elles avaient été déçues : je n'avais pas 17 ans.)
Ce soir, je regarde le match de foot, amical, entre l'équipe de France et l'équipe tunisienne. 
J'aimerais que la Tunisie gagne. D. n'aime pas le foot, mes fils non plus. Je suis seule devant 
l'écran. Je trouve ces hommes beaux. Ils ont tous une belle intelligence du jeu, de leur corps dans le jeu. Ils ont de la grâce. C'est Zidane que je préfère, bien sûr. Il est parfait. Ma mère est de mon avis. Je lui téléphonerai pour qu'elle regarde le match, seule, comme moi. Mon père ne ratait pas un match de foot à la télé, j'appelais à Nice à la fin du match et on faisait des commentaires.